Marche mondiale des femmes

Depuis février 2007, le Comité condition féminine Baie-James est membre de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes et participe activement à toutes mobilisations de la Marche mondiale des femmes.

Charte mondiale des femmes pour l'humanité

La Charte mondiale des femmes pour l'humanité de 2005 appelle les femmes et les hommes, tous les peuples et les groupes opprimés du monde à réclamer individuellement et collectivement leur pouvoir à transformer le monde et à modifier les rapports qui les unissent pour développer des relations basées sur l'égalité, la paix, la liberté, la solidarité et la justice.

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Photo de: Hubert Blais

Bilan de la Marche mondiale des femmes à Rimouski

Le rassemblement national de la Marche mondiale des femmes 2010, qui a eu lieu le 17 octobre 2010 à Rimouski, a été un événement unique et marquant, puisqu'il était le premier de cette envergure hors des grands centres dans l'histoire du Québec. Les travailleuses et les membres de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent, ont assuré avec brio l'organisation de ce grand événement.

Ce sont 10,000 personnes, femmes, hommes et enfants qui ont marché afin d'ouvrir des débats de société : sur le rôle du privé et de la tarification dans le système de santé, sur la lutte à la pauvreté et l'augmentation des frais de scolarité, sur les effets nocifs des publicités sexistes et la nécessité de revenir à des cours d'éducation sexuelle à l'école, sur la militarisation, le recrutement militaire et la guerre en Afghanistan, sur la défense du droit des femmes au libre choix en matière d'avortement et l'attitude du gouvernement canadien à propos de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

CHAMP D'ACTIONS : Revendications

Travail des femmes : autonomie économique des femmes

L'accès à un travail décent par la hausse substantielle du salaire minimum et des conditions de vie décentes pour toutes les personnes à l'aide sociale.

Bien commun et accès aux ressources

La fin de la privatisation des services publics et du bien commun : santé, éducation, eau, énergie éolienne et nous nous opposons à toute augmentation des tarifs de ces services.

Violence envers les femmes

Que le gouvernement du Québec mette en place des mesures concrètes pour prévenir et lutter contre les violences envers les femmes, notamment l'hypersexualisation et la marchandisation du corps des femmes, en commençant par :

  • légiférer en matière de pratique publicitaire;
  • omettre en place des cours spécifiques d'éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires, non sexistes et non hétérosexiste.

Que le gouvernement du Canada garantisse le droit inaliénable des femmes de décider d'avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d'avortement gratuits offerts par les réseaux publics et communautaires et le développement de nouveaux services publics dans les zones peu desservies.

Paix et démilitarisation

Que le gouvernement du québécois interdise le recrutement militaire dans tous les établissements d'enseignement du Québec.

Que le gouvernement du Canada retire immédiatement ses troupes de l'Afghanistan.

Revendications des femmes autochtones

Que le Canada signe la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et mette en œuvre les droits qui y sont contenus avec une attention particulière sur les droits des femmes et des enfants autochtones.

Nous pouvons nous réjouir de 3 gains importants quant à nos revendications :

  • Le Canada a finalement appuyé officiellement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
  • Le gouvernement du Québec envisage d'introduire des séances d'éducation sexuelle obligatoires au primaire et au secondaire durant l'année scolaire.
  • Le gouvernement du Québec a renoncé à mettre en place une tarification pour l'utilisation des services en santé. Il maintient cependant sa « taxe santé » qui coûtera 200$ par personne, peu importe son revenu.

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche.

Depuis l'an 2000, le mouvement des femmes du Québec a mondialisé sa solidarité et ses luttes. C'est maintenant un mouvement planétaire. Quoique nous ayons fait de grands pas depuis les 50 dernières années, bien du chemin reste à parcourir et nous ne sommes pas à l'abri de reculs, où que nous soyons dans le monde.

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